dimanche 27 mars 2011
La droite vainqueur en sièges, la gauche en voix: de quoi satisfaire tout le monde?
Au terme des deux tours de scrutin, la droite renforce sa majorité d'un siège. C'est pour elle un bon résultat puisque la gauche pensait prendre le département. Divisée en deux groupes pas forcément amis au conseil général, avec des candidatures chaotiques dans plusieurs cantons, la droite partait sur le papier avec un handicap si l'on oubliait qu'elle dispose d'une forte implantation locale dans le département. Incontestablement ce scrutin est marqué par une forte prime au sortant, phénomène qui est généralement habituel dans une élection où la participation est faible. A Châtellerault sud, le conseiller sortant socialistes C.Michaud est réélu avec 66,2% des voix face au FN qui poursuit sa progression et remporte un beau succès sur le fameux bureau Littré B de Châtellerault avec 46,4% des voix. A l'ouest, M. Guérin tourne la page Tondusson dans les meilleures conditions possibles pour lui. Son appétit pour les prochaines municipales de 2014 va sans doute être plus grand encore. Et ce d'autant plus que JP Abelin apparaît en difficulté avec des bureaux très ancrés à gauche à l'ouest et qui suivent difficilement sa consigne de faire barrage au FN au sud. mais des cantonales ne sont pas des municipales. La droite conserve tous les sièges du Loudunais sachant que le duel de Moncontour tourne de justese en faveur d'E. Renaud (51,5%). E. Bénas s'impose à Loudun (63%). Elle progresse dans le sud. Après l'échec de la gauche à Charroux au 1er tour, le PS perd le canton de Civray. JO. Geoffroy qui fut conseiller général pendant 6 ans, récupère le canton qui lui avait échappé de peu en 2004. Son implantation très forte explique une partie de sa victoire. Songeons aussi que ce canton tend à dériver vers la droite lors des scrutins nationaux, ce que l'on voyait notablement aux élections européennes. Remarquons qu'assez bizarrement, cantonales et européennes auraient tendance à se ressembler. A Sénécheau sauve son siège à Couhé (51,1%). C'est sa meilleure élection puisque pour une fois, il n'y avait pas de triangulaire. Son challenger socialiste, J Péninon n'est plus très loin du but et peut nourrir de bons espoirs. Rappelons que ce canton qui dérive à gauche fut un fief de droite. Par contre, Lusignan lui échappe définitivement avec un beau 66,4% pour R. Gibault A Chauvigny, la vengeance de G.Herbert a tourné court et A. Fouché retrouve son score habituel. Tout le monde attend désormais le match retour qui semble prometteur puisqu'A. Fouché obtient 57% des voix dans la commune de Chauvigny. Non loin, à Pleumartin, B. Doury, célébrité du 2ème groupe de droite, est réélu dans les mêmes proportions qu'en 2004 face au même candidat (58,9%). Sur le pourtour de Poitiers, Y. Rouleau gagne largement à Neuville qui reste donc un fief PS (62%), et X. Moinier s'impose avec les deux tiers des voix à Saint-Julien. A Poitiers 4, un regain de participation sur Poitiers et la mobilisation de la gauche a sauvé M. Gaboreau réélue avec 53,6%. Le bilan donne 24 209 voix à gauche (52%) contre 22 374 (45%) à la droite et 1 430 au FN (3,1%) pour ce second tour, gauche et droite obtenant chacune 6 sièges. On remarquera qu'avec 45,2% des voix au 1er tour, la droite avait remporté 6 sièges contre 1 à la gauche (48,1%), le FN remportant 6,7% des suffrages. A l'évidence, une révision de la carte électorale s'impose.
mercredi 23 mars 2011
1er tour des cantonales 2011: totalisation départementale
| INSCRITS | 136 659 |
|
| VOTANTS | 66 879 | 47.9 |
| EXPRIMES | 64 315 |
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| EXTREME GAUCHE | 233 | 0.4 |
| FRONT DE GAUCHE | 4 712 | 7.3 |
| PS-PRG-DIVERS GAUCHE | 20 392 | 31.7 |
| VERTS | 5 613 | 8.7 |
| TOTAL GAUCHE | 30 950 | 48.1 |
| MODEM | 123 | 0.2 |
| DIVERS DROITE-UMP | 28 960 | 45.0 |
| FN | 4 282 | 6.7 |
| TOTAL DROITE | 33 365 | 51.9 |
La totalisation montre que la droite FN compris est majoritaire. Ce total s'élevait en 2004 à 52.3% des exprimés. Le FN est passé de 7.4% à 6.7% mais il était alors présent dans 18 des 19 cantons. La participation était de 68.9% contre 47.9% en 2011. Le nombre de voix du FN est passé de 6 233 à 4 282.
Le bureau Littré de Châtellerault a fait couler beaucoup d'encre et de salive depuis dimanche. Ce bureau d'orientation gauche/droite incertaine (voir les récapitulatifs des élections municipales) a été particulièrement abstentionniste (77.3%). Cela qui relative le score du FN qui certes est en tête, mais avec 30% des 23% d'électeurs venus voter.
lundi 21 mars 2011
Enfin de compte, ces élections cantonales aboutissent à des résultats assez classiques pour ce type de scrutin.
La forte abstention si souvent décrite est ainsi conforme à ce qui se passe dans une élection où seule la moitié des cantons votent sans que les électeurs soient en même temps appelés à se prononcer pour un autre scrutin. On retrouve ce qui faisait la particularité des cantonales dans les années 50 à 75: peu de mobilisation, prime au conseiller sortant et nombre de candidatures peu important, sauf dans quelques cantons. Les cantons urbains, à l'électorat populaire sont systématiquement très fortement abstentionnistes, tandis qu'à la campagne, la participation est fort convenable. Cette situation s'explique par le fait que le rôle du conseiller général est mieux perçu en milieu rural qu'en milieu urbain. Ainsi, nombreux sont les électeurs qui ne savent à Poitiers que peu ou pas qui est leur élu départemental, et qui identifient mal les pouvoirs d'un conseil général dont les actions sont masquées par celles de la municipalité. Le vote y est donc d'ailleurs plus politique, ce qui est l'inverse dans le monde rural.
Cette dynamique de la participation plus forte à la campagne et plus faible à la ville n'a rien d'étonnant dans la mesure où elle fut un choix du législateur lors du vote de la loi électorale de 1874. Les conseils généraux devaient constituer un élément de stabilité dans une France encore enclin à des poussées de fièvre politique urbaine. C'est d'ailleurs pourquoi le découpage des cantons favorisait les zones rurales aux zones urbaines. Notons que ces conseils généraux, en cas de vacance du pouvoir central pouvaient se substituer à lui...
De cette époque reste un découpage pourtant plusieurs fois révisé mais frappé par la sousreprésentation structurelle des zones urbaines. La gauche butte donc dans la Vienne sur un obstacle quasiment insurmontable: sortir des cantons peuplés où elle obtient des majorités très fortes pour tenter de mettre en difficulté la droite dans des cantons historiquement orientés à droite et à l'électorat réduit. Et qu'on le veuille ou non, un problèmes de représentativité des électeurs du département se pose bien. A noter qu'il est le même dans d'autres départements au profit de la gauche socialiste. Le redécoupage régulier de circonscriptions équilibrées, ou la mise en place d'un scrutin de liste devront bien être un jour envisagés.
La stabilité de la représentation départementale résulte de tous ces attendus et n'a donc rien d'extraordinaire. Il faut être l'électeur poitevin, et donc un peu trop porté sur l'idée que les choses changent vite pour croire que des évolutions assez radicales auraient pu s'opérer.
Ce scrutin est fait de retours à la normale y compris dans la répartition des voix. Là où les candidats du FN se sont présentés, ils retrouvent des pourcentages qui rappellent ceux de JM Le Pen en 2002. Il n'y a pas de poussée FN à Châtellerault sud et la droite n'est pas dans une situation pire qu'à d'autres cantonales. Dans les années 70, le communiste R. Sauvion fut seul candidat au second tour, la droite très divisée n'ayant pu se qualifier face à lui, tandis que le PS se désistait en sa faveur. La situation est aussi normale aux Trois-Moutiers avec un cumul à droite qui monte à près de 75% des exprimés. On retrouve à la Trimouille les résultats de 2004. Tout cela pour dire qu'en fin de compte c'est sans doute plus un vote motivé par la personne qui a donné dans ces deux circonscriptions la majorité à S. Royal lors des régionales de 2011, plutôt qu'une condamnation de la politique de N. Sarkozy. A croire qu'il y aurait donc ici une forme de dépolitisation qui explique en même temps la forte abstention de l'électorat populaire urbain pour ces deux scrutins.
Alors, quid du second tour? Sans nul doute que la droite -comme en 2008- a mieux résisté que la gauche ne le pensait. L'Histoire se répète donc. La réélection du sortant Yves Gargouil sur lequel peu de monde pariait en est un bel exemple. Elle n'est pas sans rappeler les déboires du PS à Montmorillon et à Availles-Limouzine voici 3 ans.
On peut estimer sans risque que les deux cantons de Châtellerault, ceux de Neuville, de Saint-Julien-l'Ars et de Lusignan reviendront au PS. La droite est assurée de ceux de Moncontour (pas de surprise dans ce domaine), et de Loudun. Qui peut croire que même avec des querelles entre élus locaux celui de Pleumartin puisse échapper à Bernard Doury?
Restent quatre interrogations. La force du pouvoir de vengeance de Gérard Herbert proprement "sorti" par Alain Fouché à Chauvigny est la première. Mais, l'avance de ce dernier est nette, et l'on voit mal pourquoi les électeurs des communes rurales du canton interviendraient dans les querelles du chef-lieu et renverraient celui qui les a choyées durant tant d'années. La seconde concerne André Sénécheau en difficulté à Couhé. Le canton change et surtout, A Sénécheau a été élu et toujours réélu dans des configurations conflictuelles à droite, ce qui n'a pas manqué de réduire la cohorte des amis sur lesquels on peut compter dans les moments difficiles... La 3ème et la 4ème concernent la gauche. A Civray, l'avantage historique revient au PS qui doit bénéficier d'un report impeccable de l'électorat de gauche au complet. C'est sur cet obstacle que B. Brunet avait butté en 1998. A Poitiers IV, Martine Gaboreau est victime de l'éternel différentiel de participation entre les quartiers de gauche et très abstentionniste de Poitiers et la commune de St Benoît notoirement orientée à droite et à tendance participationniste. Son avantage réside dans la division de la droite qui doit regrouper les voix de 3 candidats et récupérer celles du FN.
Au bout du compte on ne voit pas bien ce qui pourrait faire perdre la majorité à la droite au conseil général: la gauche devait gagner trois sièges, c'est plutôt mal parti pour elle puisqu'elle en est arrivée à devoir en défendre deux.
Reste un dernier écueuil: les "récalcitrants" de droite à la majorité départementale. La perte du canton de Couhé poserait alors bien des problèmes à Claude Bertaud compte tenu du soutien plutôt épisodique de Jean-Pierre Jarry élu à Poitiers V.
La forte abstention si souvent décrite est ainsi conforme à ce qui se passe dans une élection où seule la moitié des cantons votent sans que les électeurs soient en même temps appelés à se prononcer pour un autre scrutin. On retrouve ce qui faisait la particularité des cantonales dans les années 50 à 75: peu de mobilisation, prime au conseiller sortant et nombre de candidatures peu important, sauf dans quelques cantons. Les cantons urbains, à l'électorat populaire sont systématiquement très fortement abstentionnistes, tandis qu'à la campagne, la participation est fort convenable. Cette situation s'explique par le fait que le rôle du conseiller général est mieux perçu en milieu rural qu'en milieu urbain. Ainsi, nombreux sont les électeurs qui ne savent à Poitiers que peu ou pas qui est leur élu départemental, et qui identifient mal les pouvoirs d'un conseil général dont les actions sont masquées par celles de la municipalité. Le vote y est donc d'ailleurs plus politique, ce qui est l'inverse dans le monde rural.
Cette dynamique de la participation plus forte à la campagne et plus faible à la ville n'a rien d'étonnant dans la mesure où elle fut un choix du législateur lors du vote de la loi électorale de 1874. Les conseils généraux devaient constituer un élément de stabilité dans une France encore enclin à des poussées de fièvre politique urbaine. C'est d'ailleurs pourquoi le découpage des cantons favorisait les zones rurales aux zones urbaines. Notons que ces conseils généraux, en cas de vacance du pouvoir central pouvaient se substituer à lui...
De cette époque reste un découpage pourtant plusieurs fois révisé mais frappé par la sousreprésentation structurelle des zones urbaines. La gauche butte donc dans la Vienne sur un obstacle quasiment insurmontable: sortir des cantons peuplés où elle obtient des majorités très fortes pour tenter de mettre en difficulté la droite dans des cantons historiquement orientés à droite et à l'électorat réduit. Et qu'on le veuille ou non, un problèmes de représentativité des électeurs du département se pose bien. A noter qu'il est le même dans d'autres départements au profit de la gauche socialiste. Le redécoupage régulier de circonscriptions équilibrées, ou la mise en place d'un scrutin de liste devront bien être un jour envisagés.
La stabilité de la représentation départementale résulte de tous ces attendus et n'a donc rien d'extraordinaire. Il faut être l'électeur poitevin, et donc un peu trop porté sur l'idée que les choses changent vite pour croire que des évolutions assez radicales auraient pu s'opérer.
Ce scrutin est fait de retours à la normale y compris dans la répartition des voix. Là où les candidats du FN se sont présentés, ils retrouvent des pourcentages qui rappellent ceux de JM Le Pen en 2002. Il n'y a pas de poussée FN à Châtellerault sud et la droite n'est pas dans une situation pire qu'à d'autres cantonales. Dans les années 70, le communiste R. Sauvion fut seul candidat au second tour, la droite très divisée n'ayant pu se qualifier face à lui, tandis que le PS se désistait en sa faveur. La situation est aussi normale aux Trois-Moutiers avec un cumul à droite qui monte à près de 75% des exprimés. On retrouve à la Trimouille les résultats de 2004. Tout cela pour dire qu'en fin de compte c'est sans doute plus un vote motivé par la personne qui a donné dans ces deux circonscriptions la majorité à S. Royal lors des régionales de 2011, plutôt qu'une condamnation de la politique de N. Sarkozy. A croire qu'il y aurait donc ici une forme de dépolitisation qui explique en même temps la forte abstention de l'électorat populaire urbain pour ces deux scrutins.
Alors, quid du second tour? Sans nul doute que la droite -comme en 2008- a mieux résisté que la gauche ne le pensait. L'Histoire se répète donc. La réélection du sortant Yves Gargouil sur lequel peu de monde pariait en est un bel exemple. Elle n'est pas sans rappeler les déboires du PS à Montmorillon et à Availles-Limouzine voici 3 ans.
On peut estimer sans risque que les deux cantons de Châtellerault, ceux de Neuville, de Saint-Julien-l'Ars et de Lusignan reviendront au PS. La droite est assurée de ceux de Moncontour (pas de surprise dans ce domaine), et de Loudun. Qui peut croire que même avec des querelles entre élus locaux celui de Pleumartin puisse échapper à Bernard Doury?
Restent quatre interrogations. La force du pouvoir de vengeance de Gérard Herbert proprement "sorti" par Alain Fouché à Chauvigny est la première. Mais, l'avance de ce dernier est nette, et l'on voit mal pourquoi les électeurs des communes rurales du canton interviendraient dans les querelles du chef-lieu et renverraient celui qui les a choyées durant tant d'années. La seconde concerne André Sénécheau en difficulté à Couhé. Le canton change et surtout, A Sénécheau a été élu et toujours réélu dans des configurations conflictuelles à droite, ce qui n'a pas manqué de réduire la cohorte des amis sur lesquels on peut compter dans les moments difficiles... La 3ème et la 4ème concernent la gauche. A Civray, l'avantage historique revient au PS qui doit bénéficier d'un report impeccable de l'électorat de gauche au complet. C'est sur cet obstacle que B. Brunet avait butté en 1998. A Poitiers IV, Martine Gaboreau est victime de l'éternel différentiel de participation entre les quartiers de gauche et très abstentionniste de Poitiers et la commune de St Benoît notoirement orientée à droite et à tendance participationniste. Son avantage réside dans la division de la droite qui doit regrouper les voix de 3 candidats et récupérer celles du FN.
Au bout du compte on ne voit pas bien ce qui pourrait faire perdre la majorité à la droite au conseil général: la gauche devait gagner trois sièges, c'est plutôt mal parti pour elle puisqu'elle en est arrivée à devoir en défendre deux.
Reste un dernier écueuil: les "récalcitrants" de droite à la majorité départementale. La perte du canton de Couhé poserait alors bien des problèmes à Claude Bertaud compte tenu du soutien plutôt épisodique de Jean-Pierre Jarry élu à Poitiers V.
samedi 12 février 2011
Cantonales 2011: Situation globale
Au terme de tous les messages sur les canton, on peut imaginer cette situation:
Cantons acquis à la gauche: 6
Châtellerault ouest et sud
Lusignan
Neuville-de-Poitou
Poitiers 4 - Saint Benoît
Saint-Julien-l'Ars
Cantons acquis à la droite:6
Loudun
Moncontour
Saint-Gervais-les-Trois-Clochers
La Trimouille
Les Trois Moutiers
Vouillé-la-Bataille
Chauds à gauche: 2
Civray
Lussac-les-Châteaux
Chauds à droite:5
Charroux
Chauvigny
Couhé
Mirebeau
Pleumartin

A lire cette liste, on voit que rien n'est joué sauf en cas de forte poussée de la gauche comme aux régionales de 2010. Les pronostiqueurs auront donc de la salive à dépenser!
La majorité bascule à gauche si la droite perd trois sièges.
Cantons acquis à la gauche: 6
Châtellerault ouest et sud
Lusignan
Neuville-de-Poitou
Poitiers 4 - Saint Benoît
Saint-Julien-l'Ars
Cantons acquis à la droite:6
Loudun
Moncontour
Saint-Gervais-les-Trois-Clochers
La Trimouille
Les Trois Moutiers
Vouillé-la-Bataille
Chauds à gauche: 2
Civray
Lussac-les-Châteaux
Chauds à droite:5
Charroux
Chauvigny
Couhé
Mirebeau
Pleumartin
A lire cette liste, on voit que rien n'est joué sauf en cas de forte poussée de la gauche comme aux régionales de 2010. Les pronostiqueurs auront donc de la salive à dépenser!
La majorité bascule à gauche si la droite perd trois sièges.
jeudi 10 février 2011
Cantonales 2011: le canton de Poitiers IV
Ce canton est typique de ces redécoupages de 1982 à la sauce socialiste: une part de commune centre de gauche à laquelle on ajoute une commune de droite de la périphérie. Sans vouloir démoraliser la gauche, disons que Saint-Benoît malgré des scores plus serrés, reste tout de même orientée à droite, surtout aux cantonales.
Comme d'habitude, celui qui manie les ciseaux du redécoupage électoral travaille pour lui, et comme d'habitude il ne bénéficie pas de son travail. L'électorat est ingrat. Il faut dire qu'une inconnue avait été oubliée dans l'équation: Les quartiers de Poitiers choisis votent très à gauche, encore faut-il qu'ils votent. Saint Benoit vote plutôt à droite, encore faudrait-elle qu'elle s'abstienne.
Pour l'avoir compris très tôt, le maire divers droite de saint-Benoît a remporté le canton dès sa création. les socialistes poitevins ont changé à chaque fois de candidat sans pour autant réussir à motiver l'électorat de Poitiers. Seuls Jean-Luc Gaboreau puis son épouse sont parvenus à se faire élire. Il faut dire que la pléthore des candidatures est l'une des faiblesse de la gauche sur ce canton où le candidat du PS doit récupérer les suffrages qui se sont portés sur 5 autres candidats au 1er tour.
Cette fois-ci on annonce une multiplication des candidatures à droite. Bref la conseillère sortante voit ainsi ses chances renforcées. Dommage pour la droite qui pouvait nourrir un petit espoir de récupérer un siège.
Les résultats antérieurs à 1982 ont été obtenus en agrégeant les résultats des scrutins précédents.
Dispersion à gauche, concentration à droite
Le PCF jadis fort, obtient autour des 8% en l'absence de l'extrême gauche. Celle-ci cumule 5% à plusieurs candidats. Son score de 1973 était celui du candidat PSU-GAM. En eaux basses, le PS tombe à 20% mais a un potentiel de 35-40%.
Le FN se situe près des 10%. La droite modérée est au minium à 40%.

Une participation souvent décevante

Un canton qui dérive à gauche

La clé du scrutin en 3 graphiques



Candidats: l'embarras du choix... surtout à gauche
Comme d'habitude, celui qui manie les ciseaux du redécoupage électoral travaille pour lui, et comme d'habitude il ne bénéficie pas de son travail. L'électorat est ingrat. Il faut dire qu'une inconnue avait été oubliée dans l'équation: Les quartiers de Poitiers choisis votent très à gauche, encore faut-il qu'ils votent. Saint Benoit vote plutôt à droite, encore faudrait-elle qu'elle s'abstienne.
Pour l'avoir compris très tôt, le maire divers droite de saint-Benoît a remporté le canton dès sa création. les socialistes poitevins ont changé à chaque fois de candidat sans pour autant réussir à motiver l'électorat de Poitiers. Seuls Jean-Luc Gaboreau puis son épouse sont parvenus à se faire élire. Il faut dire que la pléthore des candidatures est l'une des faiblesse de la gauche sur ce canton où le candidat du PS doit récupérer les suffrages qui se sont portés sur 5 autres candidats au 1er tour.
Cette fois-ci on annonce une multiplication des candidatures à droite. Bref la conseillère sortante voit ainsi ses chances renforcées. Dommage pour la droite qui pouvait nourrir un petit espoir de récupérer un siège.
Les résultats antérieurs à 1982 ont été obtenus en agrégeant les résultats des scrutins précédents.
Dispersion à gauche, concentration à droite
Le PCF jadis fort, obtient autour des 8% en l'absence de l'extrême gauche. Celle-ci cumule 5% à plusieurs candidats. Son score de 1973 était celui du candidat PSU-GAM. En eaux basses, le PS tombe à 20% mais a un potentiel de 35-40%.
Le FN se situe près des 10%. La droite modérée est au minium à 40%.

Une participation souvent décevante

Un canton qui dérive à gauche

La clé du scrutin en 3 graphiques



Candidats: l'embarras du choix... surtout à gauche
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