samedi 2 juin 2012

Elections Législatives 2012: 1ère circonscription

Cette circonscription a été légèrement redécoupée en 2011: le canton de Vouneuil-sur-Vienne a été transféré à la 3ème circonscription.

1 Les tendances

la 1ère circonscription dite Poitiers-nord a été découpée sur mesure par Charles Pasqua dans le but de regrouper les voix de gauche. Elle cumile les cantons de Poitiers 1,2, 7 -le plus à gauche-, et les fiefs socialistes de Neuville et de Saint-Julien-l'Ars.
Sauf cas exceptionnel, la gauche est donc forcément majoritaire avec un PS prédominant qui se situe au minimum à 30% des voix, et atteint les 40%. En 1988, Jacques Santrot fut me^me élu au 1er tour. PCF et extrème-gauche pèsent ensemble à peu près 5% depuis 10 ans. Auparavant, ils pouvaient compter sur 10-12%. Les Verts se placent sous les 5% et sont concurrencés par les écologistes indépendants comme ceux du Trèfle.
A droite, la circonscription a connu des candidats UDF et par la suite UMP proches de l'ex UDF. La droite pèse un gros tiers des voix. le MoDem est autour des 10%. Le FN culmine à 10% en 1997 puis recule. Il est à moins de 5% aujourd'hui.





2 Les élus

1988 Jacques SANTROT PS
1993 Eric DUBOC UDF
1998 Alain CLAEYS PS

En 1988, J. Santrot, député-maire de Poitiers est réélu au 1er tour. Le RPR Bernard Champalou ne parvenait pas à s'imposer depuis sa mairie de Neuville-de-Poitou conquise en 1983 sur le PS. Il essuiera aussi des échecs aux cantonales.
J. Santrot paie lourdement la vague antisocialiste de 1993. Son score est quasiment divisé par deux tandis que celui de l'inconnu de l'étape, Eric Duboc, flirte avec les 40%. La gauche est légèrement majoritaire, mais les reports des électeurs écologistes plutôt aléatoires assurent une nette victoire de l'UDF, majoritaire dans des fiefs socialistes.
Le sortant rédacteur du célèbre livre de mémoires généreusement distribué dans la circonscription "Appelez-moi Eric", fut nettement battu après la dissolution plutôt ratée de Jacques Chirac. Il faut dire que les cantonales de Poitiers 1 ne lui avaient déjà pas porté chance. Alain Claeys, conseiller général de Poitiers 7, candidat par deux fois et malchanceux à Poitiers sud en 1988 et 1993 tenait sa revanche.
A. Claeys résiste ensuite à la vague bleue de 2002. C'est une suite logique de son travail d'implantation mené systématiquement depuis 1998. A cela s'ajoute un embrouillamini dans l'impression des bulletins du candidat UMP Dominique Hummel: son nom, celui de son suppléant et celui de JP Raffarin, cela faisait trop pour un seul bulletin, ce qui aboutit à l'annulation d'un grand nombre de voix. Malgré une campagne dynamique au 1er tour, le fait qu'Alain Claeys s'est alors retrouvé en tête a remobilisé la gauche. La réélection était alors assurée au second tour.
En 2007, l'affaire est nettement plus facile pour le socialiste malgré l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence. Il prend la tête au 1er tour puis approche les 60% au second tour en récupérant des voix de toutes parts.
A noter, que le vrai score de Dominique Hummel, ses bulletins nuls sont comptés comme valables, a servi comme base de travail pour ce blog.

3 Et 2012 dans tout cela?

On ne voit pas trop ce qui empêcherait un score élevé d'Alain Claeys au 1er tour, voire une réélection au 1er tour. La dynamique "hollandaise", l'absence d'une plus forte notoriété de la candidate UMP déjà présente il y a 6 ans... lui facilitent la tâche. Reste à connaître le score du candidat du Front de Gauche et à savoir si le FN passera la barre des 5%.












lundi 9 avril 2012

Présidentielle 1965: les professions de foi du 2ème tour

Charles de Gaulle

 

François Mitterrand

Présidentielle 1965: les professions de foi du 1er tour


Marcel BARBU, candidat sans étiquette, considéré alors comme l'original de l'étape


Charles de Gaulle, président sortant qui refusant de faire campagne, se retrouva en ballotage

 
Pierre Marcilhacy, alors sénateur de la Charente


François Mitterrand, candidat unique de la gauche, radical soutenu par le PCF et la SFIO


Jean-Louis Tixier Vignancourt, opposant d'extrême-droite algérienne à la politique du Général de Gaulle.



Orientation des cantons aux élections présidentielles

En rouge à gauche, en bleu à droite.


Election présidentielle 2012: département de la Vienne

1 Inscrits

Le nombre d'inscrits est apssé de 200 000 à 300 000 durant la période. on note un fort exode rural qui a fait baisser le nombre d'inscrits dans les cantons ruraux excentrés: L'Isle-Jourdain, La Trimouille, Moncontour...
A l'opposé, les cantons urbains de Poitiers ont gagné beaucoup d'inscrits; l'urbanisation s'étendant aux cantons ruraux proches de l'agglomération: St Juline, La Villedieu, Vivonne... et dans une moindre mesure, Châtellerault.
Le découpage cantonal a été révisé pour la dernière fois en 1982. Les résultats des études cantonales suivent ces nouvelles limites, les résultats antérieurs ont été réagrégés. Le rééquilibrage en nombre d'inscrits étaient déjà insuffisant, il s'est aggravé. Poitiers 07 compte plus de 12 000 inscrits alors que La Trimouille n'en rassemble plus que 2 000. Même si l'on est opposé à la réforme territorial, il faut bien adamettre qu'un redécoupage des cantons à grande échelle s'impose pour préserver l'équité entre électeurs à défaut de la plus parfaite égalité. On se référera dans ce domaine à l'exemple anglais fort instructif.


















2 Participation

Département "moyen", la Vienne est représentative de ce que l'on constate au njiveau national.
deux scrutins, ceux de 1969 et de 2002 brillent par le manque de mobilisation qui s'est accru au second tour en 1969. La baisse de l'abstention fut par contre très vive en 2002.
Le maximum est atteint en 1974 avec près de 90% de votants. Puis, le déclin est irrémédiable, y compris au second tour. On chute à 81,5% en 1995, si bine que l'accident de 2002 n' rien d'extraordinaire une fois placé dans cette tendance lourde.
Géographiquement, l'abstention suit les critères classiques. Elle est la plus forte dans les quartiers urbains d'électorat populaire: Plaine d'Ozon à Châtellerault, Couronnerie, Trois Cités, St Eloi... à Poitiers. A l'opposé, les quartiers de classes moyennes ou aisés, les cantons ruraux votent beaucoup à l'exception du Loudunais.













3 Gauche/Droite

La Vienne est un département traditionnellement modéré où la gauche doit combattre pour l'emporter. Rappelons que le droite fut majoritaire en 1936.
la droite peut tabler sur un minimum de 100 000 voix, faisant des pointes à 120 000. Ce score est régulier.
entre temps, la droite a progressé de 1965 à 1988 malgré des accidents de parcours. Partie de 50 000 voix, elle finit par en emporter 120 000. Cette époque de progrès correspond aux années Mitterrand. Ensuite, gauche et droite sont roue dans la roue. On remarquera qu'en 2002, tout le monde a perdud es voix, la droite se maintenant un peu mieux.
Ces évolutions ont une traduction dans les pourcentages. la droite est en force dans les années 60 avec 75% des voix. La situation est légèrement en faveur de la gauche dans les années 80. C'est à cette époque que la gauche enregistre des succès aux législatives.
A partir de 1995, la droite gange les 1ers tours, la gauche les seconds quand elle les atteint. Bien qu'elle progresse entre 1995 et 2002, la dispersion de ses voix lui porte préjudice.
Géographiquement, l'agglomération pictave apparaît comme le fief d'une gauche qui creuse de plus en plus l'écart. CEla se retrouve aux cantonales et aux municipales. La situation châtelleraudaise est plus nuancée. La droite emporte la quasi totalité du département laissant échapper quelques cantons.




































4 Tendances

L'extrême gauche suit la tendance nationale. Le score maximum est atteint en 2002 avec 13%. En 1995, A.Laguiller remporte 5,4% puis culmine à 7,1% en 2002, devançant O.Besancenot.
Le PCF si puissant à la Libération (37%!) est systématiquement en-dessus de sa moyenne nationale. Au demeurant, il a quasiment perdu toute représentation loclae d'importance, n'ayant plus qu'un seul conseiller général.
Le PS et ses alliés est sous son score national avant 1981. Il a fallu une certaine maturation depuis le congrès d'Epinay, mais celle-ci jour ensuite à plein dans ce département modéré qu'est la Vienne.Allié au PCF, F.Mitterrand est sous la moyenne nationale, seul, il la dépasse. En 1988, il remporte pratiquement tous les cantons. Sa percée est plutôt urbaine, en particulier sur Poitiers qui a un maire PS depuis 1977.
Les Verts rencontrent les mêmes problèmes que partout lors des scrutins présidentiels. Il échoue dans les campagnes et peut remporter de gros scores sur l'agglomération pictave.
A l'opposé, les chasseurs sont puissants dans les cantons ruraux où ils peuvent dépasser les 15% en 2002.
le centre est généralement plus fort qu'au plan national mais pas autant que la réputation de la région le laisse croire. Le fief centriste par excellence est le Loudunais. Il se lézarde depuis la disparition de René Monory et sous les coups de boutoir de l'UMP qui veut rassemble toute la droite et les centristes. 
En 1965, le département préfère le Général de Gaulle et se laisse difficilement séduite par Jean Lecanuet. Poitiers est d'ailleurs clairement gaulliste. En 1974, VGE prend l'ascendant sur ses alliés gaullistes qui font tout de même mieux que dans le reste du pays. Giscard d'Estaing est mieux placé au second tour qu'au plan national (+1%). En 1981, il est pourtant à la peine avec les 22%  que se partagent les trois candidats gaullistes. Le second tour est l'inverse de celui de 1974.
j.Chirac bat nettement EBalladur en 1995 tandis que le voisin P.de Villiers remporte de bons scores dans les cantons proches des Pays de la Loire. En 1974, Jean Royer parvenait ainsi à percer très nettement dans le nord du Châtelleraudais. L.Jospin est mis en minorité de peu, ce qui signifie d'ailleurs que la droite recule par rapport au score attendu. Surtout, tendance qui s'aggrave, la droite perd 7% entre les deux tours et recule de 15 000 voix.
J.Chirac se maintient en 1995, ce qui confirme l'image assez légimiste de la Vienne par rapport au pouvoir en place. N. Sarkozy est confronté à S.Royal, bien implantée dans le Poitou. Son score s'en ressent puisqu'il est sous la barre des 30% et se trouve devancée par la présidente de la région. Ici plus qu'ailleurs, le vote Bayrou a pénalisé les deux candidats du second tour. Les électeurs centristes se reportent a priori à parts égales entre les deux candidats du second tour. Partie avec un potentiel de 39,7%, S.Royal gagne avec 51,3%. C'est vraiment le grand écart!
Le FN qui a tant fait parler de lui en 2002 est plutôt en terre de mission dans la Vienne. Il dispose de quelques points d'appui essentiellement situés dans le Châtelleraudais et dans l'extrême nord du département.