Orienté traditonnellement à droite, le canton n'a jamais donné la majorité à gauche aux régionales même si l'écart s'est notoirement resséré. Durest, le canton a jusqu'à présent élu des conseilers généraux de droite.
La participation est traditonnellement forte (70-80%).
C'est un fief de la droite parlementaire qui part avec une base électorale de 40%. La poussée FN du début des années 2000 est exceptionnelle, le FN obtenant généralement au mieux 4% des voix. CPNT a connu son heure de gloire en 1998 (12,3%) mais ne parvient pas à rééditer l'exploit.
Les Verts ne percent pas et le PCF jadis autour des 10% a perdu une bonne moitié de son électorat. Le PS ne parvient pas forcément à occuper tout l'espace libéré par ce recul, il remporte habituellement un gros quart des voix. Ses scores sont meilleurs aux législatives grâce à la candidature de JM Clément, maire de Mauprévoir commune proche du canton.
Ce canton où la lutte fut chaude lors des dernières cantonales entre le PS et la droite est intéressant à suivre en vue des cantonales de 2011. Son basculement à gauche lors des régionales signifierait en tout cas une nette défaite de la droite au plan régional.
mercredi 27 janvier 2010
Régionales 2010: le canton d'Availles-Limouzine
La participation avait fortement reculé entre 1986 et 1998 (-20%), elle a nettement remonté en 2004.




Orienté à droite, généralement avec un rapport de force de 52/48%, le canton finit par passer à gauche au 2ème tour des régionales de 2004.
Sur toute la période, la droite modérée a tendance à reculer. Elle est grignotée par le FN qui peut monter jusqu'à 8-9%. Les chasseurs obtiennent jusqu'à 10% des voix et contribuent à limiter le recul de la droite.
A gauche, le PCF réalisait 20% en 1992 mais cette époque est lointaine y compris avec la consitution du FG. On voit difficilement ce bloc passer les 6% à moins d'une candidature locale forte. Les listes d'extrême-gauche et les Verts plafonnent à 5%. Le PS en pointe atteint les 30%.
1 Evolution de la participation

2 Rapport de force gauche/droite

3 Répartition des voix en pourcentage des exprimés

4 Récapitulatif avec potentiel

Régionales 2010, résultats par canton
La mise en ligne des résultats des régionales précédentes commence donc ce soir. La recette est la même que lors des scrutins précédents.
Le dernier tableau avec une colonne "potentiel" donne une tendance découlant des scrutins précédents. Les régionales de 2010 ne sont pas évidentes à prévoir. Tout d'abord parce que la configuration des listes n'est jamais la même d'une élection à l'autre. Le PCF ne s'est pas séparé du PS depuis 1998. Les Verts ne présentaient pas de liste en 1986, et se trouvaient sur la liste Royal en 2004. Les chasseurs pour la 1ère fois depuis 2004 ne seront pas présents sous cette étiquette. Or, ils réunissaient de nombreuses voix en milieu rural. L'UMP alliée au MPF et aux chasseurs récupérera-t-elle ces voix?
A cela s'ajoute l'inconnue du MoDem. Son score a été très variable lors d'élections où la participation léectorale a été très différente. Les problèmes du MoDem qui présente une liste tout en ayant certains de ses adhérents qui rallient la liste Royal compliquent la donne. De même, il n'est guère évident d'estimer le gain du PS dans ce processus. Le PS lui-même recule en 2009, mais se trouvait alors concurrencé par le Front de Gauche composé pour une partie du Parti de Gauche produit d'une scission du PS. Les études électorales montre que l'apport de voix ex-PS vers le FG a masqué dans bien des régions le recul du PCF.
Les tendances ne sont donc qu'indicatives même si la répartition des voix est généralement assez stable, les variations s'expliquant par des changements dans l'offre électorale.
Le dernier tableau avec une colonne "potentiel" donne une tendance découlant des scrutins précédents. Les régionales de 2010 ne sont pas évidentes à prévoir. Tout d'abord parce que la configuration des listes n'est jamais la même d'une élection à l'autre. Le PCF ne s'est pas séparé du PS depuis 1998. Les Verts ne présentaient pas de liste en 1986, et se trouvaient sur la liste Royal en 2004. Les chasseurs pour la 1ère fois depuis 2004 ne seront pas présents sous cette étiquette. Or, ils réunissaient de nombreuses voix en milieu rural. L'UMP alliée au MPF et aux chasseurs récupérera-t-elle ces voix?
A cela s'ajoute l'inconnue du MoDem. Son score a été très variable lors d'élections où la participation léectorale a été très différente. Les problèmes du MoDem qui présente une liste tout en ayant certains de ses adhérents qui rallient la liste Royal compliquent la donne. De même, il n'est guère évident d'estimer le gain du PS dans ce processus. Le PS lui-même recule en 2009, mais se trouvait alors concurrencé par le Front de Gauche composé pour une partie du Parti de Gauche produit d'une scission du PS. Les études électorales montre que l'apport de voix ex-PS vers le FG a masqué dans bien des régions le recul du PCF.
Les tendances ne sont donc qu'indicatives même si la répartition des voix est généralement assez stable, les variations s'expliquant par des changements dans l'offre électorale.
mercredi 30 septembre 2009
Les élections régionales dans la Vienne: sièges
En raison de ses bons résultats, la droite modérée remporte le plus de sièges lors des 3 premières élections. Le FN est représenté depuis 1992. Les écologistes remportent 2 sièges en 1992, sont éliminés en 1998 mais retrouvent leur nombre d'élus en 2004 dans le cadre de la liste de S. Royal. Les deux élus sont cette fois-ci Verts.


Les communistes comptent toujours un élu, en l'occurrence Paul Fromonteil que rejoint un second élu en 2004 grâce à la prime majoritaire. Les résultats du PS sont plus fluctuants.
Au total, la gauche a été minoritaire jusqu'en 1998 inclus, la droite peinant moins à se regrouper et la plus forte moyenne la favorisant donc.


Les élections régionales dans la Vienne: voix
Notons tout d'abord que les 3 premières élections se sont déroulées à la représentation proportionnelle départementale à la plus forte moyenne. La dernière se déroule selon un scrutin de liste départemental, mais les voix des 4 départements sont additionnées pour donner une prime majoritaire à la liste arrivée en tête au niveau régional. Un savant système de calcul permet ensuite de répartir entre les départements les sièges.
Cela a accentué la tendance à la réduction du nombre de listes observé depuis 1998. Auparavant, le nombre de listes augmentait. La plus forte moyenne favorisait alors la ou les listes arrivées en tête. La gauche en a su quelque chose en 1998, puisque les 10% des Verts et de l'extrême gauche ont été "perdus" en sièges et que seul le PS-PRG-¨PCF a eu des sièges, mais avec moins de 32% des voix. Avec plus de 45% des voix, la droite engrangeait alors la majorité absolue des sièges.
Le Front National réputé pour sa faiblesse départementale parvient régulièrement à dépasser les 9%. Il se maintient au second tour des régionales de 2004 ce qui le fait alors reculer.
La participation a chuté jusqu'en 1998 puis remonte en 2004. Elle se situe dans les 60-70%, ce qui est la moyenne pour ce type d'élection.
Cela a accentué la tendance à la réduction du nombre de listes observé depuis 1998. Auparavant, le nombre de listes augmentait. La plus forte moyenne favorisait alors la ou les listes arrivées en tête. La gauche en a su quelque chose en 1998, puisque les 10% des Verts et de l'extrême gauche ont été "perdus" en sièges et que seul le PS-PRG-¨PCF a eu des sièges, mais avec moins de 32% des voix. Avec plus de 45% des voix, la droite engrangeait alors la majorité absolue des sièges.
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Du fait des regroupements, les résultats de certaines tendances sont difficiles à évaluer. Le PCF pesait encore 9% en 1992, mais les réusltats des scrutins récents d'autre nature laisse penser que le score serait moindre. Le PS est fluctuant quand il se présente avec les radicaux de gauche: 20 à 1/3 des voix. La tendance actuelle observée élection après élection laisse à penser que le 1/3 des suffrages est plutôt la règle. Le réusltat de 1992 est particulièrement mauvais à cause d'un contexte national très défavorable. le PS conclut bien une alliance avec le PCF en 1998, mais le succès n'est pas vraiment au rendez-vous puisque la liste totalise à peine plus que les deux listes séparées la fois d'avant. Les mauvaises langues prétendront que cette alliance a permis au PCF de masquer son recul.
Les écologistes surgissent en 1992 avec les Verts et Génération Ecologie. Leur score est important, l'implantation du vote est surtout urbaine pour ne pas dire poitevine. Les seuls Verts plafonnent ensuite à 5-6%. CPNT est un cran au-dessous et séduit les électeurs ruraux.
La droite modérée sous l'égide de Jean-Pierre Raffarin se présente unie. Cela lui réussit même si l'on constate une lente érosion. L'élection de 2004 est donc atypique, s'inscrivant dans un contexte nettement défavorable pour le gouvernement Raffarin, JPR ayant dû en plus organiser sa succession au plan local. Le dérochage est assez général et touche tous les cantons.
Le Front National réputé pour sa faiblesse départementale parvient régulièrement à dépasser les 9%. Il se maintient au second tour des régionales de 2004 ce qui le fait alors reculer.
Au total, le rapport gauche/droite a surtout été favorable à la droite durant 3 scrutins. L'léection de 2004 est marquée par un renversement de tendance qu'on lit dans les résultats d'autres scrutins comme les européennes.
La participation a chuté jusqu'en 1998 puis remonte en 2004. Elle se situe dans les 60-70%, ce qui est la moyenne pour ce type d'élection.
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